La détection des microplastiques dans les échantillons environnementaux, tels que les eaux usées, est un processus complexe. Avec le projet de recherche SIM-QPla, des partenaires de la recherche et de l'industrie ont donc uni leurs forces dans le but de développer des méthodes d'analyse mobiles afin de faciliter ce processus et de pouvoir détecter les microplastiques même en petites quantités. SIM-QPla, dont le volume du projet s'élève à plus de 2,7 millions d'euros, est financé par Federal Ministry of Research and Education (BMBF) à hauteur de 77,2 % sur trois ans.
"Les méthodes mobiles de détection des microplastiques sont très demandées. Cependant, l'offre est actuellement inexistante, car les appareils de mesure sont trop grands et pas assez robustes. Nous voulons changer cela avec le projet SIM-QPla en développant les bases d'appareils de mesure mobiles pouvant être utilisés à grande échelle", explique le Dr Jens Reiber, coordinateur du projet et expert en microplastiques de la société de conseil, d'analyse et de test WESSLING. Les sources de microplastiques dans l'environnement comprennent les stations d'épuration industrielles et municipales, qui ne sont pas encore en mesure de filtrer complètement les particules. C'est là qu'intervient SIM-QPla, qui se concentre sur les eaux usées traitées qui sont rejetées dans l'environnement.
Développer une nouvelle classe de spectromètres MIR
Actuellement, la détection et l'analyse des microparticules de plastique dans l'eau sont principalement basées sur la spectroscopie MIR. L'absorption de la lumière dans le domaine du moyen infrarouge (MIR) par les particules de plastique est utilisée pour détecter et classer les petites particules. Il s'agit d'une procédure relativement complexe que les partenaires du projet SIM-QPla veulent révolutionner. L'objectif est de créer la base technologique d'une nouvelle classe de spectromètres MIR. Ceux-ci devraient être à la fois compacts et robustes et ouvrir ainsi de toutes nouvelles possibilités pour l'analyse environnementale. Pour ce faire, on utilise des photons intriqués, qui rendent les détecteurs MIR inutiles dans le spectromètre MIR. L'un des objectifs est d'utiliser cette technologie pour détecter même de petites quantités de microplastiques dans des échantillons d'eau, par exemple, sans préparation coûteuse des échantillons. Les échantillons sont mesurés avec les photons dans la gamme MIR. "La détection peut donc avoir lieu dans le domaine du proche infrarouge, et ici, contrairement au domaine MIR, les détecteurs et les caméras sont disponibles à faible coût", souligne M. Reiber en soulignant d'autres avantages.
Le projet de recherche s'inscrit dans le cadre du programme de financement du BMBF intitulé "Quantum Technologies – from the Basics to the Market". Les partenaires du projet sont WESSLING GmbH, Eagleyard Photonics GmbH, Westphalia DataLab GmbH, Ferdinand-Braun-Institut GmbH, Leibniz-Institute for High Frequency Technology, Humboldt University Berlin, Westfälische Wilhelms-Universität Münster.
Vous souhaitez en savoir plus sur le projet SIM-QPla ? Cliquez ici pour la page du projet.
Code de financement : 13N15939
Project coordination
Nos équipes, valeurs et expertise restent les mêmes. Nous continuons à vous proposer des services d’analyse complets.