Les nanomatériaux en cosmétiques : points sur les méthodes d’analyses des nanomatériaux

La mise à jour de l’Avis scientifique du CSSC concernant la sécurité des nanomatériaux (mars 2021) renforce les obligations des responsables de la mise sur le marché des produits cosmétiques et des fournisseurs de matières premières. Pour vous permettre de mieux comprendre les méthodes d’analyses des nanomatériaux nous faisons le point sur le sujet.

Quelles méthodes pour détecter et analyser les nanomatériaux ? 

Analyses for Micoplastic

Actuellement, il n’existe pas de méthode officielle. Néanmoins, le JRC (Joint Research Center) et l’OCDE publient des recommandations sur cette question.

Les protocoles de tests ainsi que la préparation de l’échantillon ont une forte influence sur les résultats. Il est donc recommandé de coupler différentes techniques d’analyse afin d’assurer une meilleure fiabilité des résultats.

  • La méthode DLS (diffusion dynamique de la lumière) ou de granulométrie laser. Ces méthodes peuvent donner des résultats dits « faux négatifs » du fait de surestimation des tailles des particules. En effet, elles ne permettent pas de différencier les agrégats/agglomérats des particules primaires. Utilisées seules, ces méthodes ne permettent pas d’indiquer le caractère non nano d’une substance.  
  • La microscopie à balayage électronique (MEB) permet d’observer la présence de nano grâce à une mesure directe de la taille des particules primaires. La MEB, contrairement aux techniques indirectes, prend en compte la notion de critère en nombre.
  • La technique sp-ICPMS, peut être également utilisée par les autorités de contrôle dans certains cas. Ne sont pas concernés tous les nanomatériaux. Cette méthode ne distingue pas les sous-populations de caractéristiques de tailles différentes. Il est donc recommandé de réaliser une MEB en complément.

Pour confirmer le statut “nano” d’une substance, il faut s’intéresser à sa particule primaire (structure interne) mais aussi aux agrégats (liaisons fortes) ou agglomérats (liaisons faibles) de nanoparticules qui sont considérés comme relevant de la définition d’un nanomatériau (lire cet article dans lequel nous faisons un rappel des définitions des nanomatériaux).
Cependant, aucune technique n’est capable de déterminer si les liaisons entre particules sont fortes (covalentes) ou faibles (électrostatiques).

Quelles sont les prestations d’analyse proposées par WESSLING ?

WESSLING propose de la recherche et de l’analyse de nanomatériaux dans les cosmétiques.  Notre offre est toujours entièrement adaptée aux besoins du client et au contexte donné

La recherche et l’analyse de nanomatériaux en laboratoire se fait principalement sur les substances pures.

En effet, l’analyse des produits finis s’avère plus complexe car les parties organiques et inorganiques doivent d’abord être séparées. Pour ce faire, vous serez amené à communiquer de nombreuses informations au laboratoire (par exemple la liste INCI, le moyen de séparer la phase organique et inorganique, les substances recherchées et ce qui est attendu par cette recherche de nanomatériaux). 

Au sein de nos laboratoires, nous réalisons deux méthodes différentes de préparation : liquide et solide puis une détermination par MEB.

Nous obtenons, de cette façon, la distribution de taille des substances qui permettra de définir si la substance est nano selon la définition du règlement 1223/2009 cosmétique.

Avec notre rapport d’analyse vous serez en mesure d'indiquer sur l'étiquetage si oui ou non la substance est “nano”. Notre rapport complet comporte des images obtenues par le MEB ainsi que la description des méthodes utilisées. 

 

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Elodie Odru
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